Rupture d’essai après une annonce de grossesse : la charge de la preuve bascule sur l’employeur.
Dans un arrêt du 25 mars 2026, la Cour de cassation l’a précisé : dès lors que l’employeur avait connaissance de l’état de grossesse au moment de la rupture, c’est à lui de démontrer que sa décision est étrangère à cet état, sans attendre que la salariée présente le moindre indice de discrimination.
Ce régime probatoire, propre à la maternité, est plus protecteur que le droit commun et s’impose de plein droit. La connaissance de la grossesse suffit à déclencher le mécanisme ; la salariée n’a rien d’autre à prouver.
En pratique : les motifs de rupture doivent être documentés tout au long de la période d’essai, avant toute annonce. Un dossier d’évaluation solide, des échanges écrits, des entretiens tracés.